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Rétatrutide — Contexte et détails

Par Rédaction · publié 2025-11-25 · dernière vérification 2025-12-20 · Data

Voici une synthèse de travail sur Rétatrutide, pour qui veut plus qu'un paragraphe et moins qu'un manuel.

Vérifié le 2025-12-20. Ce qui reste débattu est signalé comme tel.

Stabilité et conservation

==== Ouverture vers les États-Unis (1968) ==== Le mois de janvier 1968, outre la décision du PCK de promouvoir la lutte armée contre le régime de Sihanouk dont peu à Phnom Penh étaient au courant allait surtout être marqué par la visite de Chester Bowles, ambassadeur américain à New Delhi et plus haut responsable américain à rencontrer le prince depuis de nombreuses années. La visite de Bowles ouvrait la voie à une reprise des relations entre le Cambodge et les États-Unis. Pour Phnom Penh, la visite était appréciable, car on espérait pouvoir limiter l’amplification des sanctuaires vietnamiens au Cambodge, sanctuaires qui, pour l’opinion khmère, s’apparentaient à une nouvelle annexion de territoire comme celle pratiquée au début du XIXe siècle par l’empereur Minh Mạng. Sihanouk avait alors en tête depuis un certain temps de redynamiser la commission internationale de contrôle et de supervision crée en 1954 par les accords de Genève, mais dont depuis, le champ d’action avait été réduit à la portion congrue. Il espérait que les inspections des membres indiens, canadiens et polonais de la commission allaient réduire les incursions américaines et sud-vietnamiennes ainsi que leurs bombardements.

Sources : fr.wikipedia.org

Notes pratiques

Les États-Unis soutenaient ce projet car ils escomptaient que les visites allaient publiquement confirmer la présence de bases Viêt Cộng sur le territoire cambodgien déjà repérées par des reconnaissances aériennes américaines ainsi que par des observateurs sur le terrain ; à partir de la fin de 1967, ils avaient transmis, par l’intermédiaire de Noel Saint-Clair Deschamps, ambassadeur australien à Phnom Penh, des copies de ces photos aériennes au prince. Par cette opération nommée Vésuve, les dirigeants militaires américains espéraient maîtriser la frontière sud-ouest de la République du Viêt Nam. Pour discuter de cette option, après la bonne impression laissée par la visite de Jacqueline Kennedy, Chester Bowles vint à son tour au Cambodge pour quatre jours, en janvier 1968. La mission débuta par des conversations séparées que Bowles eut avec le Premier ministre Son Sann et avec le général Nhiek Tioulong. Sihanouk était alors en province et Son Sann ne voulait pas devancer les annonces que le prince devait faire à son retour ; Nhiek Tioulong refusait pour sa part d’admettre la présence de sanctuaires Viêt Cộng au Cambodge. Quelques jours plus tard, la délégation fut reçue par le prince. Ils le trouvèrent intrépide et difficile à émouvoir, soutenant un renforcement des pouvoirs de la commission internationale de contrôle et de supervision, jusqu’à indiquer, d’après certaines sources américaines, qu’il n’avait pas d'objection à ce que les États-Unis engageassent des poursuites dans des zones inhabitées.

Sources : fr.wikipedia.org

Comparaison avec les alternatives

Il ne pouvait pas le confirmer publiquement, mais si les troupes américaines se hasardaient dans cette voie, cela l’aiderait à résoudre un de ses problèmes. Bien sûr, si les États-Unis affrontaient les troupes du Viêt Cộng et l’armée nord-vietnamienne sur le sol cambodgien, les deux parties seraient coupables de violer le territoire du royaume khmer, mais le Nord Viêt Nam et le Viêt Cộng « seraient plus coupables ». Si ces poursuites se faisaient dans des zones où la population locale ne serait pas affectée, le prince voulait bien « fermer les yeux ». Rien de tout cela n’apparaissait dans le communiqué publié par Son Sann et Bowles à la fin de la visite, mais les B-52 américains lancèrent au début de 1969 l’opération Menu, un bombardement massif des zones frontalières. Les documents officiels n’éclairent pas sur ce que Sihanouk avait admis de laisser les États-Unis faire. Pour le prince, le problème des ripostes était moins important que de regagner les bonnes grâces de Washington, mais rien ne prouve que cela inclût l’approbation d’un programme de bombardements à grande échelle. S’attacher la fidélité des plus humbles de ses sujets passait alors pour le monarque avant celui d’adhérer aux grands desseins des États-Unis.

Sources : fr.wikipedia.org

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Questions ouvertes

Son Sann avait insisté afin que Bowles plaide à Washington pour le rétablissement de relations diplomatiques et pour que le gouvernement américain reconnaisse les frontières du Cambodge, mais cette reconnaissance était bloquée depuis plus d’un an par le peu d’empressement des gouvernements de Bangkok et de Saïgon à l’approuver et la réticence de Washington à déplaire à ses deux fidèles alliés. La visite de Bowles avait coïncidé avec une recrudescence des activités des communistes vietnamiens au Cambodge, dans le cadre de la préparation de l’offensive du Tết et des rapports de la police politique du prince lui indiquaient de surcroit que de nouveaux troubles éclataient dans la région de Samlaut et qu’une agitation devenait perceptible au sein des minorités ethniques du nord-est, deux zones où le PCK, qui inaugurait sa politique de lutte armée, était connu pour être actif. Peu après le départ de Bowles, mais avant le déclenchement de l’offensive du Têt, Sihanouk annonçait que plusieurs jeunes communistes avaient été arrêtés à Phnom Penh, distribuant des tracts contre le maréchal Tito, dirigeant yougoslave qui devait venir faire une visite d’état d’ici peu. Il était alors notoire que l’indépendance de Tito par rapport aux mouvements communistes irritait la Chine. Il est possible, mais peu probable, que les Chinois aient envisagé de le faire assassiner durant sa visite. Il est plus plausible que la police du prince ait inventé une conspiration pour intimider les étudiants prochinois, qui en manifestant contre Tito, auraient mis Sihanouk dans l’embarras.

Sources : fr.wikipedia.org

Questions fréquentes

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